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Le syndrome d’épuisement (ou burn-out ) : entretien avec Sylvie Brière en podcast

Sylvie Brière est conférencière, consultante et auteure autour de la thématique du burn-out. Elle a publié   » Le syndrome d’épuisement  » aux éditions Fortuna, et c’est avec un grand honneur que j’ai enregistré avec elle un entretien durant lequel elle nous explique en détail les tenants et les aboutissants  du syndrome d’épuisement.

Cet entretien a duré au total une heure. Le podcast ne contient pas la totalité de l’interview, mais rassemble des extraits.

 


Retranscription texte de l’entretien:

 

Marie-Quéta DAUNIS : Bonjour Sylvie Brière

 

Sylvie BRIERE :Bonjour

 

DAUNIS : Qu’est ce que concrètement le syndrome d’épuisement ?

 

BRIERE : Le syndrome d’épuisement est une situation assez complexe dans laquelle on se retrouve sans ressources, on manque de force et d’énergie. On n’a le sentiment de ne plus pouvoir avancer et on ressent une fatigue constante. Cet état peut aboutir à un enfermement.

La personne en situation de burn-out ne peut s’en sortir seule et parfois même elle refuse l’aide de son entourage. Il est courant que la personne ne se rende pas compte de son état.

L’employeur est chargé de la bonne santé de son salarié. Il a, outre son objectif de résultat, la mission de faire attention a la santé de ses salariés. Car l’épuisement peut-être lié à des cadences sur-actives, des demandes de productivité trop exigeantes, des tâches professionnelles trop dur , des ajouts d’horaires de travail, le non-respect du droit à la déconnexion durant les heures hors entreprise (travail ramené à la maison). Le harcèlement est aussi un facteur, très important dans notre société. Le harcèlement passif et visible selon qu’il est acté  par les collègues ou par les situations à risques répétitifs.

Le syndrome d’épuisement est aujourd’hui légiféré grâce notamment à la formation de la Commission du Syndrome d’épuisement dont l’association que j’ai fondé, France Prévention, fait partie.

J’ai sorti un livre juste avant la commission, ce qui ‘a prévalu une reconnaissance de mon travail de prévention, car il est aujourd’hui considéré comme un protocole sur lequel les entreprises et la population peuvent se référer. Il me permet au travers la campagne de dédicaces d’étendre cette prévention auprès du plus grand nombre.

 

La mécanique du burn-out se définie comme tel : je veux y arriver, j’aime mon travail, je suis heureux de faire ce que je fais et je veux continuer.

Les personnes avant de se retrouver en situation d’épuisement sont motivées à travailler afin de gagner leur vie bien entendu, mais aussi faire partie d’une équipe de travail, de donner et produire positivement dans l’entreprise et d’aller sur un lieu qu’ils aiment bien. Ce consensus est plutôt noble et honorable.

Au vue des licenciement en nombre, les gens s’épuisent pour garder leur travail. Cette notion importante d’insécurité a fait éclater la notion d’épuisement réservée jusqu’alors aux corps de métiers à risque (santé et défense ), désormais le risque c’est généralisé.

La difficulté principal dans le diagnostic du syndrome d’épuisement est dans le fait que bien souvent la personne n’arrive pas à sortir du schéma d’épuisement et fait tout pour ne pas le montrer. Même le conjoint peut ne pas s’en apercevoir.

Sans un dépistage il y a un gros risque, car aussi effrayant que ça puisse l’être, l’issue est parfois le suicide.

 

Je rapporte dans le livre le témoignage de cette femme qui partait à son travail en ayant prémédité de se planter un couteau. C’est terrible !

Elle n’avait plus de recours, elle ne parvenait plus à communiquer et les autres ne comprenait pas non plus sa communication.

 

C’est bien pour cela que ce dépistage est un exceptionnel travail d’observation.

Le médecin généraliste peut arriver à détecter une pers à risque mais sans forcément comprendre tout de suite de quel risque il s’agit. Il peut capter le risque que le pers court avec elle-même ( dans le cas d’une tentative de suicide)

Bien que le médecin puisse se former au risque du burn-out, cela reste encore très rare.

 

Donc le dépistage et la prévention sont très importants. Par mon travail, j’accompagne les personnes a reprendre leur travail avec une santé restaurée, mais il faut plusieurs mois voir plusieurs années dans certains cas.

Mon travail n’est pas médical mais uniquement managérial et aussi de l’ordre du développement personnel. Le parcours permet de valider un retour légitime à l’emploi.

 

Il faut comprendre que l’employeur doit se positionner de façon différente, il est le chef de file et doit maintenir une communication positive. Il doit encourager à mettre sur table les problèmes et difficultés rencontrés par le salarié. C’est le gage d’un bien être dans l’entreprise.

Il faut également un travail en commun et uni de la part de tous. Dans les PME, il y un représentant du personnel et parfois un syndicat, et ces personnes doivent croire dans les moyens existants qui ont été créé.

 

Même dans une hiérarchie tout le monde à sa place, du simple ramasseur de caddie, au caissier, jusqu’au RH; tout le monde à sa place et doit vivre en solidarité.

Quand une pers est harcelée juste parce qu’elle représente ce que le harceleur n’est pas, il faut que toute l’équipe intervienne et protège celui qui est harcelé.

Les personnes qui n’interviennent pas de peur de perdre leur emploi, ont leur part de responsabilité dans les cas de harcèlement, il faut savoir faire preuve de courage. Il faut se mobiliser.

 

Il faut comprendre qu’une personne épuisée, c’est une cellule familial atteintes et une mobilisation de tout le corps médical sans compter le coût pour la sécurité sociale.

 

 

Il est compliqué de se prémunir contre le syndrome d’épuisement. On peut simplement décrire ses symptômes. L’entourage aussi se rend compte d’un changement.

 

DAUNIS : Il est difficile pour les proches d’impacter un changement positif chez une personne en burn-ou. Est-ce lié au rapport émotionnel ?

 

BRIERE : Les proches ont en général du mal a aider car il est difficile d’être affectivement relié à une personne malade sans être soi-même impacté.

Il faut commencer à en parler au généraliste ou à moi-même qui fait du dépistage. Il faut des stratégies d’approches précises à adapter aux personnes car les paramètres diffèrent suivant le caractère, le niveau de dégradation de la maladie, le travail qu’il occupe et et le contexte social.

 

Lors des premiers signes du burn-out il y a bien souvent déjà eu 3 à 4 ans de gestation. La personne va changer physiquement, oublier de manger, fumer plus, avoir des conduites  à risques, se déstabiliser facilement, se sentir contestée, oublier de se laver,  de se coiffer, oublier de se détendre, devenir agressive, atone.

 

DAUNIS : Aujourd’hui le manque de sommeil et le stress sont devenus tellement banal… Comment savoir si c’est un cas de burn-out ?

BRIERE : C’est dans la continuité que ce fait la différence et aussi dans la négativité par rapport à soi. Mais c’est encore une suspicion, il faut des gens qualifiés pour poser un diagnostic concret.

 

J’ai travaillé sur un dépistage efficace et je souhaite diffuser celui-ci. Il a déjà été validé par l’assemblée nationale pour mener des dépistages sérieux.

Apparition de Sylvie Brière dans LCP le mag

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir le documentaire sur Youtube

Mon objectif est de dispenser une formation sur le burn-out.

 

DAUNIS : Est-ce qu’on peut dire que les personnes en burn-out sont en désamour d’elles-même ?

 

BRIERE : C’est pire que ça : elles se sont perdues, c’est une déflagration identitaire !

Pourtant l’épuisement n’est pas forcément acquis dans des conditions négatives. Se sont souvent des personnes qui travaillent 30-35 ans dans un poste dans lequel ils étaient jusqu’à présent heureux. Mais ils sont épuisés à cause d’un travail qui les  « pompe » silencieusement de l’intérieur.

Les debriefing dans l’entreprise sont importants et permettent de poser des mots sur les situations de mal-être dans les mission et la fonction. Car le recadrement est bien à faire sur la mission et non sur la personne. Identifier les zones néfastes en parlant et essayer de comprendre les causes d’émotions pénibles, pour trouver des solutions et poser un interdit également envers les responsables d’actes sournois.

Dans le cas de harcèlement, c’est empêcher aussi le harceleur de se mettre dans une position de prédateur.

 

 

Beaucoup de personnes ne retrouvent pas le chemin de l’entreprise car ils en sont traumatisés. J’aide au retour vers l’entreprise.

 

DAUNIS : Au vue des témoignages, pouvons nous dire que savoir dire  » non » est un signe de bonne santé ?

 

BRIERE : Tout à fait. C’est difficile mais il faut savoir le faire.

 

DAUNIS : Il peut être difficile pour une personne fière d’accepter de l’aide.

 

BRIERE : Il faudrait que la société programme moins cette fierté chronique, et le culte de soi. Il faut redevenir plus simple; cela nous protégera tous.

J’ai une formule pour ça : nous sommes tous responsable.

 

DAUNIS : Je vous remercie énormément pour cet entretien Sylvie Brière.

 

BRIERE : Merci à vous également.

 

 

  • Le site internet de l’association France Prevention :

http://www.associationfranceprevention.org/

 

  • La page facebook de l’association:

https://www.facebook.com/associationfrancepreventionSmB/

 

  • Le lien Amazon pour se procurer le livre de Sylvie Brière,  » Le syndrome d’épuisement « 

Le syndrome d’épuisement

 

 

 

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